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Qui
suis-je ? Ancienne
enseignante, je suis, depuis une dizaine d’années, auteur de fictions pour
adultes, et aussi pour enfants. Après
Etats-Unis, Angleterre et Pays-Bas, je vis à Bruxelles (mais je suis française !)
où je travaille essentiellement comme traductrice littéraire (de l’anglais,
spécialisée en textes irlandais) et journaliste. J’ai travaillé également
dans l’audiovisuel (sous-titreuse, dialoguiste, assistante de production). De
quoi parle mon premier roman ? Ecrit
en prose poétique, ce court récit s’apparente au « roman » de quête
initiatique et met en scène un enfant que l’on suivra, jusqu’aux rives de
l’âge adulte, à la recherche d’un ange et d’un boucher, aussi de son
identité, depuis la mer du Nord jusqu’aux plages de Patagonie où il
trouvera, ou pas, l’un ou la totalité de ces trois éléments qu’il aura
cherchés éperdument au fil des pages. Bien
que violent et sombre, d’un style qui ne se « donne » pas
facilement, ce roman me semble paradoxalement susceptible d’intéresser un
public d’adolescents ; pour ces mêmes raisons justement ; qui font
qu’il « pourrait » peut-être trouver en eux un écho familier ? Quelles
sont mes thématiques de prédilection ? J’avoue,
entre autres, un net penchant pour : la folie, le désir, l’identité,
l'exil, le
voyage (spirituel autant que physique), le corps (son démantèlement, son
mouvement), la Shoah, le Sud (dont je suis originaire), et le Nord (dont je suis
originaire aussi), des histoires de bruits des histoires de nuits... Quel
est mon style ? Il
est en mutation permanente… Après avoir débuté par la prose poétique
(comme dans mon 1er roman et quelques-unes de mes nouvelles), je travaille à présent
une épure que j’espère fluide, dans un souci de plus grande accessibilité
de mon travail auprès d’un lectorat que je souhaiterais moins exclusif. Ma
poésie, elle, demeure… poétique (je le souhaite du moins) ; en vers
libre, elle n’a rien de mièvre, et semblerait aussi inclassable que dérangeante.
« On » m’a dit qu’elle s’inscrirait dans le courant symboliste
(!?), que je connais pourtant très peu… Parfois je suis engloutie, par mon
propre mystère… Et
mes livres pour enfants ? Aux
antipodes de l’univers noir, troublé et, je l’espère, troublant,
de ma fiction pour adultes, mes histoires pour enfants (3-6 ans) sont drôles, décalées,
fantasques et farfelues. Un véritable cas de schizophrénie littéraire !
Avec peut-être dans les deux cas, tout de même, un goût immodéré pour (et
une crainte de ?) l’absurde, et les jeux de langues.... Quels
sont mes travaux en cours ? Outre
un ensemble (largement inédit) d’une vingtaine de nouvelles et de bien plus
de poésies, je travaille en ce moment sur un roman uniquement dialogué (qui
pourrait être l’objet d’un film expérimental), autour de la folie et du désir,
entre Europe du nord et Méditerranée ; un autre sur la voix, celle de
deux inconnus chacun à son bout du téléphone... Et puis j’ai des projets de
fragments à assembler sur des thèmes divers. Et toujours des envies de
collaborer, avec un danseur, un photographe, un autre auteur… Côté
enfants, une dizaine de projets fourmille sur des thèmes poétiques ou farfelus
et un recueil de textes est en cours de lecture chez de nombreux éditeurs.
Gautier-Languereau devrait publier Zack
a dit courant 2002, et Hors Commerce quelques autres de mes textes à
l’automne 2001. Quel
genre d’interventions souhaiterais-je faire ? Peut-être
parce que mes parents n’ont guère encouragé ma vocation première
d’assistante sociale, peut-être parce que j’ai grandi (entre autres lieux)
en banlieue rouge, j’aimerais tout particulièrement (mais ce n’est pas
exclusif) intervenir en milieux défavorisés (lycéens en difficulté scolaire,
détenus, immigrés etc.), de préférence en province, ainsi qu’en milieu
rural, afin d’ouvrir des portes toutes intérieures sur ce fabuleux espace de
liberté qu’offrent les mots et polir un outil précieux (l’écriture) dans
la découverte, l’expression et l’affirmation de soi, de son identité, de
sa voix, de son univers, de sa voie aussi, loin, si loin, des jolies phrases et
des bons sentiments… Aider l’autre, finalement, à arriver au coeur de soi,
accoucher de lui ou d’elle-même ? Tel serait mon souhait. Ayant
pratiqué plusieurs métiers de l’édition (rédaction, correction, réécriture,
traduction – anglais d’Irlande, d’Angleterre et des E.U. - et bien sûr écriture),
je suis disponible pour parler de ces différentes fonctions et aussi/surtout
pour animer des ateliers d’écriture personnalisés comme ceux que j’ai pu
suivre avec bonheur à Bruxelles ou encore aux Etats-Unis. Côté
enfants, je suis bien sûr disponible pour des rencontres, des salons, des
lectures, mais écris pour une classe d’âge (3-6 ans) encore peu apte à
manier l’écrit… J’ai néanmoins fabriqué un jeu de re-création
orale/ludique d’histoire à partir de Au
Pays des rois qui a déjà bien fonctionné en salons et lors d’animations
en centres culturels. Quelles
sont mes disponibilités ? Hormis
les périodes où je « boucle » une traduction/un ouvrage personnel,
celles où je suis en résidence d’écriture/traduction (2/3 fois par an,
c’est du moins ce que je me souhaite !) et celles des salons, je peux me
déplacer facilement et relativement souvent en France et ailleurs pour de
courtes périodes. Attention,
merci de noter que pour fin 2001 je ne serai hélas pas disponible avant début
octobre (résidence au CITL d’Arles auparavant) et serai retenue la semaine du
26 novembre par la sortie/promotion de Les
Escalators, j’adore ! Au
programme de cette semaine de promotion : Au
Centre Culturel Jacques Franck (Bruxelles) du
26 novembre au 1er décembre 2001, une semaine pétillante autour de Au
Pays des rois, Nathan, Les Escalators,
j’adore !, Gautier-Languereau, ainsi que de 6 textes in 365 Histoires, comptines et chansons, Albin-Michel) ; avec
exposition de mes illustrateurs (dont Isabelle Jonniaux, Ivan Sigg et Kitty
Crowther) et, pour les écoles de St Gilles (Bruxelles), diverses
animations (participation de FB100 par enfant entre 4 et 10 ans) par l’auteur
et/ou un comédien professionnel (Enea Davia) autour du livre, des images et de
la (re)création d’histoires... Renseignements
plus complets au Centre Culturel Jacques Franck (02 538 90 20) dès le 17
septembre 2001!
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